Les matériaux biosourcés sont issus de matières premières renouvelables d’origine végétale ou animale : bois, paille, liège, chanvre, lin, plume, laine. En isolation, on les oppose aux laines minérales — verre et roche — et aux isolants de synthèse.
Ce qui compte, et que les argumentaires omettent souvent : ce ne sont pas des produits 100 % biosourcés. L’ADEME écrit qu’ils « ont fait l’objet de transformations et contiennent souvent une part de matériaux non biosourcés ou des additifs nécessaires à leur conservation ». Rendre un isolant végétal rigide, résistant au feu et aux insectes suppose des traitements.
La limite est qu’aucun référentiel ne permet de dire qu’un produit est plus sain ou moins polluant qu’un autre : il n’existe pas d’échelle environnementale officielle des isolants. Restent l’étiquette d’émissions de COV, de A+ à C, et les fiches de la base INIES. Voir le dossier sur le choix entre isolants biosourcés et laines minérales.
Sources