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MaPrimeRénov’ : depuis le 1er septembre, l’aide au geste unique se recentre sur les pompes à chaleur

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MaPrimeRénov’ : depuis le 1er septembre, l’aide au geste unique se recentre sur les pompes à chaleur

Gros plan sur la grille et l'hélice d'une pompe à chaleur extérieure

Depuis le 1er septembre 2026, MaPrimeRénov’ ne finance plus que trois travaux lorsqu’ils sont réalisés isolément : l’installation d’une pompe à chaleur, le raccordement à un réseau de chaleur et la dépose d’une cuve à fioul. L’isolation, les fenêtres et la ventilation sortent de ce parcours dit « geste unique ».

Ce qui reste financé, et ce qui sort

Le dispositif distingue deux parcours : la rénovation par geste, pour un travail isolé, et la rénovation d’ampleur, qui combine plusieurs postes et vise un gain de classes énergétiques. C’est le premier qui se resserre.

L’isolation des combles et de la toiture, le remplacement des fenêtres, la ventilation mécanique et les chauffe-eau thermodynamiques ne sont plus éligibles à une aide au geste unique. Ces travaux basculent vers la rénovation d’ampleur ou vers les certificats d’économies d’énergie, les CEE.

À retenir — ces travaux ne perdent pas leur intérêt technique, ils changent seulement de guichet. Isoler avant de changer de chauffage reste la démarche la plus efficace : c’est l’isolation qui permet à une pompe à chaleur de fonctionner à basse température, donc avec un bon rendement.

Les montants pour une pompe à chaleur

Pour les dossiers déposés à partir du 1er septembre 2026, la dépense prise en compte est plafonnée à 12 000 € TTC pour une pompe à chaleur air/eau et à 18 000 € TTC pour un modèle géothermique ou solaire. Au-delà, le reste à charge est intégralement supporté par le ménage.

Revenus du ménageAir / eauGéothermique ou solaire
Très modestes5 000 €11 000 €
Modestes4 000 €9 000 €
Intermédiaires3 000 €6 000 €
SupérieursAucune aideAucune aide

L’air/air reste hors du dispositif

Une pompe à chaleur air/air installée seule n’ouvre droit à aucune aide, malgré son coût d’installation plus faible. Elle ne peut être financée que dans le cadre d’une rénovation d’ampleur. La raison tient à sa nature : elle chauffe l’air du logement mais ne produit pas d’eau chaude sanitaire et ne remplace donc pas complètement une chaudière.

Le Coup de pouce chauffage se durcit aussi

L’autre voie de financement, le Coup de pouce chauffage adossé aux CEE, impose désormais de choisir un modèle homologué. Les appareils retenus figurent sur une liste publiée par l’administration, avec une priorité donnée au matériel assemblé en Europe. Concrètement, la référence inscrite sur le devis doit être vérifiée avant signature : un modèle absent de la liste fait perdre l’aide.

Ce que cela change pour un projet en cours

  • Un projet d’isolation seule ne relève plus de MaPrimeRénov’ au geste : il faut se tourner vers les CEE, ou l’intégrer à une rénovation d’ampleur.
  • Un projet de pompe à chaleur air/eau reste soutenu, mais avec un plafond de dépense qui peut être inférieur au devis réel.
  • Un bouquet de travaux devient souvent plus avantageux qu’une succession de gestes isolés, la rénovation d’ampleur pouvant couvrir jusqu’à 80 % de la dépense pour les ménages très modestes, dans la limite de 30 000 à 40 000 € HT selon le gain de classes visé.
  • La date de dépôt du dossier fait foi, et non la date du devis ou celle des travaux.

Lancé en 2020, MaPrimeRénov’ a accompagné environ 2,9 millions de rénovations. Ce resserrement traduit un changement de priorité : le remplacement des chauffages fossiles passe devant l’amélioration de l’enveloppe du bâtiment.